1er-Mai : la Fédération socialiste de La Réunion dénonce une "politique de casse"

1er Mai : La Fédération socialiste de La Réunion dénonce une « politique de casse »

Hier, jeudi 30 avril, à la veille de la Fête du Travail, la Fédération socialiste de La Réunion a exprimé son mécontentement face à la politique du gouvernement concernant les Outre-mer. Les élus et responsables socialistes ont critiqué la réduction des crédits pour le logement social, la chute des contrats aidés et les indicateurs de l’emploi jugés trompeurs, soulignant les conséquences sociales majeures pour l’île.

Réunis en conférence de presse à Saint-Denis, les responsables socialistes, sous la direction de leur première secrétaire fédérale Ericka Bareigts, ont dénoncé des décisions qu’ils jugent « dangereuses » pour l’équilibre économique et social de La Réunion. Parmi les participants figuraient la maire de Saint-Denis, la sénatrice Audrey Bélim, et le député Philippe Naillet, qui ont tous alerté sur la diminution des moyens de l’État.

Logement social : une coupe budgétaire jugée « alarmante »

Les critiques se concentrent sur la baisse de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), qui finance le logement social. Selon les socialistes, cette enveloppe passerait d’environ 78 millions d’euros à seulement 27 millions d’ici 2026. Philippe Naillet a précisé que cette réduction compromettrait la production de logements, notant que « 26 millions d’euros, c’est à peine 500 logements construits et 500 réhabilités, alors que les besoins annuels se situent entre 2.500 et 3.000 logements ».

Plus de 200.000 Réunionnais seraient touchés par la crise du logement, avec des délais d’attribution atteignant huit ans. Olivier Difernand a souligné que plus de 51.000 demandes de logement sont actuellement en attente, affirmant que « quatre Réunionnais sur dix sont touchés par cette crise ».

Contrats aidés : une chute brutale dénoncée

Un autre point de tension est la réduction des Parcours Emploi Compétences (PEC). Alors que 10.000 contrats étaient maintenus l’an dernier, seuls 2.000 seraient prévus cette année. Ericka Bareigts a qualifié cette décision de « choix politique grave », affirmant que le gouvernement retirait un dispositif essentiel à l’insertion professionnelle dans un contexte de chômage élevé.

Philippe Naillet a contesté l’analyse gouvernementale sur l’amélioration de l’emploi, rappelant que le taux de chômage à La Réunion est de 16 %, contre 7 % dans l’Hexagone, et que le taux d’emploi est de 52 %, soit 17 points de moins qu’au niveau national.

« Un sacrifice des Outre-mer »

La sénatrice Audrey Bélim a élargi la critique, évoquant un « sacrifice des Outre-mer » et dénonçant une stratégie de recentrage de l’État sur l’Hexagone. Elle a également mis en garde contre les conséquences de la baisse des contrats aidés sur les services publics et les familles.

À l’occasion du 1er mai, la Fédération socialiste a réaffirmé son soutien aux travailleurs et a dénoncé la banalisation du travail en ce jour symbolique, s’engageant à poursuivre sa mobilisation pour défendre les intérêts des Réunionnais dans un climat social de plus en plus tendu.

Source : Zinfos974

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